Comprendre

Comprendre la naturopathie

La naturopathie est une approche d’hygiène de vie qui cherche à comprendre comment différents facteurs, comme le sommeil, l’alimentation, l’activité physique, la récupération ou le stress, interagissent chez une personne. Elle ne remplace ni le diagnostic ni le traitement médical.

Les questions que vous n’osez pas toujours poser à un naturopathe

La naturopathie est souvent résumée aux plantes, aux compléments alimentaires ou à quelques conseils d’hygiène de vie.
Mais lorsqu’on envisage de consulter, les questions sont généralement beaucoup plus nombreuses.
Que fait réellement un naturopathe ? Quelle est sa place par rapport au médecin ? Sur quoi s’appuie-t-il ? Pourquoi parle-t-il de « terrain » ? Et comment savoir si cette approche peut nous convenir ?

Voici les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent.

1. Qu’est-ce que la naturopathie ?

La naturopathie est avant tout une approche de l’hygiène de vie qui s’intéresse à la personne dans sa globalité.

Elle ne regarde donc pas uniquement ce qui vous amène à consulter. Elle s’intéresse aussi à votre sommeil, votre alimentation, votre niveau d’activité physique, votre récupération, votre environnement, votre rythme de vie ou encore aux différentes contraintes auxquelles votre organisme doit s’adapter.

Son objectif n’est pas de proposer une solution identique à tout le monde, mais de mieux comprendre votre fonctionnement afin de construire avec vous des habitudes adaptées à votre réalité.

C’est probablement ainsi que je la résumerais le plus simplement :

Observer, comprendre, puis agir.

2. À quoi sert un naturopathe ?

Le rôle d’un naturopathe est de vous aider à mieux comprendre votre fonctionnement et les différents facteurs d’hygiène de vie qui peuvent influencer votre équilibre.

Il ne s’agit donc pas simplement de vous dire ce que vous devriez manger ou quels compléments prendre.

Il est d’abord là pour essayer de comprendre.

Pourquoi êtes-vous fatigué aujourd’hui ? Comment dormez-vous ? Comment récupérez-vous ? Quelle place le mouvement occupe-t-il dans votre quotidien ? Quelles sont vos contraintes ? Depuis quand certaines difficultés sont-elles apparues ?

Toutes ces informations permettent de replacer votre demande dans son contexte.

À partir de là, le naturopathe peut vous accompagner dans l’évolution de votre hygiène de vie, avec des conseils compréhensibles, réalistes et adaptés à votre quotidien.

L’objectif, à terme, n’est pas de vous rendre dépendant d’un accompagnement.

C’est au contraire de vous permettre de devenir progressivement plus autonome.

3. Quelle est la différence entre un médecin et un naturopathe ?

Le médecin et le naturopathe n’ont ni le même rôle, ni les mêmes compétences.

Le médecin est un professionnel de santé. Il peut examiner, établir un diagnostic, prescrire des examens et des médicaments et prendre en charge une maladie.

Le naturopathe ne fait rien de tout cela.

Il intervient dans le domaine de l’hygiène de vie et de l’accompagnement. Il peut notamment travailler avec vous sur votre alimentation, votre sommeil, votre activité physique, votre récupération ou certaines habitudes quotidiennes.

Je ne considère donc pas ces deux approches comme concurrentes.

Elles répondent simplement à des questions différentes.

Et lorsqu’une situation nécessite un diagnostic, un examen ou une prise en charge médicale, la place du naturopathe est très claire : orienter vers le professionnel de santé compétent.

4. La naturopathie peut-elle remplacer la médecine ?

Non.

Et ce point ne devrait laisser aucune ambiguïté.

Une consultation de naturopathie ne remplace ni une consultation médicale, ni un diagnostic, ni un traitement.

Un naturopathe ne demande pas l’arrêt ou la modification d’un traitement médical. Il ne se substitue pas non plus au suivi mis en place par les professionnels de santé qui vous accompagnent.

La naturopathie peut en revanche intervenir en complément, dans son propre champ : celui de l’hygiène de vie.

On peut donc travailler sur la qualité du sommeil, l’alimentation, le mouvement, la récupération ou certaines habitudes quotidiennes tout en bénéficiant, lorsque cela est nécessaire, d’un suivi médical.

Prendre soin de son hygiène de vie et se faire soigner ne sont pas deux démarches opposées.

5. Est-ce que la naturopathie est scientifique ?

Cette question mérite mieux qu’un simple oui ou non.

Certaines recommandations utilisées en naturopathie concernent des domaines largement étudiés scientifiquement : l’activité physique, le sommeil, la nutrition, la consommation d’alcool ou de tabac, la gestion du stress et, plus largement, différents déterminants de santé.

D’autres pratiques ou concepts traditionnellement associés à la naturopathie disposent de niveaux de preuve beaucoup plus variables. Certains restent théoriques ou ne sont pas scientifiquement démontrés.

Je trouve important de le dire clairement.

Dans ma pratique, je cherche donc à distinguer ce qui relève des connaissances établies, ce que les données scientifiques permettent raisonnablement d’envisager et ce qui appartient davantage aux modèles ou traditions de la naturopathie.

Une approche naturelle n’est pas automatiquement une approche scientifiquement démontrée.

Et reconnaître cette distinction me paraît indispensable pour accompagner de manière responsable.

6. Pourquoi parle-t-on autant du « terrain » en naturopathie ?

Parce qu’un même conseil n’a pas nécessairement le même effet chez deux personnes.

Nous n’avons pas le même âge, la même histoire, les mêmes habitudes, le même sommeil, la même activité physique, les mêmes contraintes ni les mêmes ressources.

En naturopathie, le mot terrain permet justement de s’intéresser à cette singularité.

Mais cette notion mérite beaucoup plus que quelques lignes.

Parce que derrière ce petit mot se cache une question essentielle :

Pourquoi deux personnes vivant une situation comparable ne réagissent-elles pas exactement de la même manière ?

C’est précisément le sujet que nous explorerons dans le prochain chapitre des Fondamentaux d’À Corps Vaillant.

7. Pourquoi un naturopathe pose-t-il autant de questions ?

Parce qu’une information prise isolément raconte rarement toute l’histoire.

Prenons simplement la fatigue.

Deux personnes peuvent dire exactement la même chose :

« Je suis épuisée. »

La première dort cinq heures par nuit depuis plusieurs mois.

La seconde dort suffisamment, mais traverse une période de stress professionnel intense.

Une troisième s’entraîne énormément et récupère très peu.

Le mot est identique.

Le contexte ne l’est absolument pas.

Les questions servent donc à remettre les différentes pièces du puzzle les unes à côté des autres.

Elles permettent de comprendre avant de proposer.

8. Est-ce que tout le monde reçoit les mêmes conseils ?

Non.

Il existe évidemment de grands principes d’hygiène de vie : dormir suffisamment, bouger régulièrement, avoir une alimentation adaptée, récupérer…

Mais entre connaître un principe et pouvoir réellement l’intégrer dans sa vie, il y a parfois un monde.

Une personne qui travaille de nuit n’a pas les mêmes contraintes qu’une personne qui travaille à domicile.

Un parent de jeunes enfants n’a pas le même quotidien qu’une personne retraitée.

L’accompagnement doit donc tenir compte non seulement de ce qui serait souhaitable, mais aussi de ce qui est possible.

Je préfère quelques changements réalistes et durables à une longue liste de recommandations impossibles à tenir.

9. Faut-il être malade pour consulter un naturopathe ?

Non.

On peut consulter simplement parce que l’on souhaite mieux comprendre son fonctionnement ou faire le point sur son hygiène de vie.

Certaines personnes viennent parce qu’elles se sentent fatiguées, récupèrent moins bien, souhaitent revoir leur alimentation ou retrouver davantage de mouvement dans leur quotidien.

D’autres sont suivies médicalement pour une pathologie et souhaitent travailler, en parallèle, sur leur hygiène de vie.

La naturopathie peut donc aussi s’inscrire dans une démarche de prévention et d’éducation à la santé.

Et lorsqu’une difficulté nécessite une évaluation médicale, celle-ci reste bien entendu prioritaire.

10. Est-ce que la naturopathie se résume aux plantes ?

Non.

Les plantes peuvent faire partie des outils utilisés en naturopathie, mais elles n’en sont qu’une composante.

Et surtout, elles ne sont pas systématiquement nécessaires.

Avant de penser « produit », je préfère revenir aux fondations.

Comment dormez-vous ?

Comment mangez-vous ?

Bougez-vous suffisamment ?

Avez-vous réellement des temps de récupération ?

Comment votre quotidien est-il organisé ?

Ajouter un complément alimentaire sans regarder le reste peut parfois revenir à vouloir repeindre un mur alors que l’on n’a pas encore regardé pourquoi il est humide.

La première boîte à outils reste souvent notre manière de vivre.

Une pause pour observer.
Avant de chercher à modifier, corriger ou améliorer quoi que ce soit, il faut parfois simplement prendre le temps de regarder ce qui est déjà là. Nos sensations. Notre énergie. Notre rythme. Nos habitudes. La manière dont notre corps réagit et s’adapte. Comprendre commence souvent par observer. C’est d’ailleurs tout le sens de l’approche que je souhaite transmettre à travers À Corps Vaillant®. Puis on reprend avec une question essentielle : Quelle place le mouvement occupe-t-il dans tout cela ?

11. Pourquoi le mouvement est-il si présent dans votre approche ?

Parce que, pour moi, le mouvement ne signifie pas simplement « faire du sport ».

Marcher est un mouvement.

Respirer en est un.

Se relever du sol, mobiliser ses articulations, changer de position, retrouver de l’aisance dans un geste ou simplement se sentir de nouveau en confiance dans son corps en sont aussi.

Notre organisme tout entier est traversé par le mouvement.

C’est pour cette raison qu’À Corps Vaillant porte cette signature : Le Mouvement comme Thérapie.

Je ne cherche pas à faire bouger davantage les personnes à tout prix.

Je cherche à les aider à retrouver un corps disponible, habité, capable de s’adapter et avec lequel elles puissent de nouveau dialoguer.

12. Comment se déroule une première consultation ?

Une première consultation commence par beaucoup d’écoute.

Nous revenons sur ce qui vous amène, mais aussi sur votre histoire, votre rythme de vie, votre sommeil, votre alimentation, votre activité physique, votre récupération, votre environnement et les différentes contraintes de votre quotidien.

L’objectif n’est pas de remplir un questionnaire pour remplir un questionnaire.

Il est de comprendre comment toutes ces dimensions interagissent.

Nous déterminons ensuite ensemble les premières pistes de travail.

Je tiens particulièrement à ce qu’elles restent réalisables.

Vous ne devez pas sortir d’une consultation avec l’impression qu’il faudrait changer toute votre vie dès le lendemain.

Les modifications se font progressivement, sans pression, afin de construire de nouvelles habitudes réellement bénéfiques et durables.

13. Combien de séances sont nécessaires ?

Il n’existe pas de nombre de séances valable pour tout le monde.

Et je préfère ne pas vous promettre à l’avance qu’il faudra trois, cinq ou dix rendez-vous.

Cela dépend de votre situation, de votre objectif et de ce que vous souhaitez mettre en place.

Certaines personnes ont principalement besoin d’un bilan pour comprendre où elles en sont et repartir avec des priorités claires.

D’autres souhaitent être accompagnées plus longtemps parce que modifier des habitudes installées depuis des années demande du temps.

L’accompagnement doit s’adapter à la personne.

Pas l’inverse.

14. Comment savoir si la naturopathie peut m’aider ?

Commencez peut-être par vous demander ce que vous recherchez.

Si vous avez besoin d’un diagnostic, d’un examen médical ou d’un traitement, votre interlocuteur est un professionnel de santé habilité à les réaliser ou les prescrire.

Si vous souhaitez plutôt faire le point sur votre hygiène de vie, mieux comprendre certaines habitudes, travailler sur votre sommeil, votre alimentation, votre mouvement, votre récupération ou devenir plus autonome dans votre quotidien, la naturopathie peut constituer une piste d’accompagnement.

Et si, au cours de nos échanges, je considère que votre demande sort de mon champ de compétences, je vous le dirai.

Savoir orienter fait aussi partie de l’accompagnement.

15. Pourquoi avoir créé À Corps Vaillant ?

Parce qu’au fil du temps, une conviction s’est imposée à moi :

Nous prenons plus facilement soin de ce que nous comprenons.

À Corps Vaillant est né de cette envie de remettre de la compréhension là où nous recevons parfois surtout des injonctions.

Mieux manger.

Mieux dormir.

Bouger davantage.

Être moins stressé.

Nous connaissons tous ces conseils.

Mais savoir ce qu’il faudrait faire ne suffit pas toujours à comprendre ce dont notre corps a besoin.

C’est là que se rencontrent, dans mon approche, la naturopathie, le mouvement et la pédagogie.

Observer son corps.

Comprendre ce qui influence son équilibre.

Expérimenter.

Ajuster.

Et devenir progressivement plus autonome.

Parce qu’ À Corps Vaillant n’a jamais eu vocation à vous apprendre à vivre « comme il faut ».

Il est là pour vous aider à mieux comprendre le corps dans lequel vous vivez.

Chaque mois, des repères pour comprendre votre corps, mieux lire votre terrain et ajuster votre quotidien.
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